lundi 17 février 2014

L'éruption du Vésuve, les données scientifiques

L’éruption du Vésuve

Le Vésuve est un volcan se situant à environ, 15 kilomètres de Pompéi. Il mesure 1279 mètres de hauteur (après l’effondrement du dôme en 79 après J-C).

1)L’éruption du Vésuve 
a- Le Vésuve
.En 62 avant J-C un séisme avait partiellement détruit Pompéi. Le jour de l’éruption, les Pompéiens ont d’abord cru à un autre séisme, puis se sont rendus compte (trop tard) qu’il s’agissait d’une éruption volcanique.
.Le Vésuve est un volcan encore surveillé de nos jours. Après l’éruption qui a détruit Pompéi le 24 août, il est de nouveau entré en activité.
.L’éruption du Vésuve a commencé en pleine journée. Elle a duré 3 jours, sans interruption, depuis aucune autre éruption du Vésuve n’a eu cette ampleur.

b- Ce qui s’est passé
.Vers le début de l’après-midi du 24 août un nuage d’apparence suspecte a pris la place d’un beau ciel bleu et c’est ainsi qu'a débuté le cauchemar des Pompéiens.
.Pendant les 3 jours de l'éruption, les Pompéiens ont vécu un véritable enfer : après que le bouchon a explosé, il y a eu des chutes de pierres ponces et de cendres, des jets de lave, des effusions de cendres et de scories ainsi que des secousses régulières. L’éruption du Vésuve était composée de plus de cendres et de fumées que de lave.

2) Explication scientifique
a-  Explication de l’éruption

 Le magma stocké dans le réservoir magmatique est remonté dans la cheminée et après l’effondrement du dôme, sous la pression du gaz, le magma et les fumées ont jailli du cratère pour se répandre sur les pentes du Vésuve.

b- La cause de l’éruption
. Le Vésuve, se trouvant dans l’enceinte de la baie de Naples qui est une zone sismique géologiquement très active, suite à des répercutions de l’activité marine, est entré en éruption.

.Dans l’enceinte du volcan, la fusion partielle des roches du sous-sol a donné naissance à un magma riche en gaz qui s’est accumulé dans un réservoir. Ayant accumulé un « trop-plein », il a dû tout relâcher, ce qui explique l’éruption du Vésuve.

c- La nature de l’éruption
.L’éruption du Vésuve, se caractérise par des éléments semblables à ceux d’une éruption effusive, elle se trouve en être une:
-le volcan crachait des flammes gigantesques,
- l’apparition dans le ciel de gros nuages de couleur grisâtre parsemés de cendres,
-des chutes de pierre ponces, de cendres et de pierres brûlantes (scories),
-des secousses régulières.


Agathe Bompart, Alexia Vieira et Philippe Vlavonou

Sources :
-le manuel de S.V.T de 4e page 162
-le manuel de latin de 4e Hatier page 33 

lundi 10 février 2014

Delenda est Carthago!

"Delenda est Carthago!" exemple consacré dans les grammaires pour expliquer l'adjectif verbal qui, employé en tant qu'attribut du sujet, a une valeur d'obligation, voire la possibilité (en "petit latin", on ose la traduction * Carthage est "devant être détruite".)
Un autre exemple littéraire, Horace célébrant la mort de Cléopâtre: "Nunc est bibendum!, maintenant il est temps de boire!, Odes, I, 37

"Cato inexpiabili odio delendam esse Carthaginem, et cum de alio consuleretur, pronuntiabat." FLORUS, Epitome I, XXXI, 4-5 (historien du IIème siècle)
Caton, poussé par une haine inexpiable, proclamait que Cathage devait être détruite même lorsque la délibération portait sur un autre point. 

Ce rappel constant et quasi quotidien au sénat ne fut pas pour rien dans le déclenchement de la troisième guerre punique, Caton redoutait en effet que la cité carthaginoise redevienne trop florissante et concurrence Rome. 
Il s'agit de MARCUS PORCIUS CATO MAIOR = Caton l'Ancien (234-147 a.c.), l'auteur du De Re Rustica. Quand il avait dix-sept ans, il avait combattu dans l'armée romaine face aux troupes d'Hannibal (général carthaginois, l'ennemi de la Seconde Guerre Punique (218-202 avant JC.) qui s'est soldée par une victoire romaine grâce à Scipion l'Africain (voilà l'origine de son cognomen). 



Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Parcourir en particulier la galerie de photos, et visionner les films (en anglais, 3 mn). 
Les bâtisseurs d'empire: Carthage (film de 20 minutes)
http://www.dailymotion.com/video/xcf2y8_histoire-antique-les-batisseurs-d-e_travel

Carthage était un comptoir phénicien (la légende raconte que la reine Didon l'avait fondée, lisez Virgile Enéide, I et IV). Rome a totalement rasé sa rivale en 146 a.c. , et on raconte qu'on a répandu du sel sur ses ruines fumantes pour que rien n'y repousse... si bien que le site antique que l'on peut visiter en Tunisie est essentiellement romain! 



La religion est l'aspect de la civilisation carthaginoise qui a fait l'objet de la controverse la plus importante: certaines sources antiques mentionnent en effet la pratique rituelle de sacrifices d'enfants. Les Carthaginois célébraient la déesse TANIT, symbole de naissance, de croissance et de fertilité. Elle est souvent associée au dieu central du Panthéon, BA'AL HAMON. C'est à ce dieu originaire de Phénicie, symbole de fécondité, que l'on faisait des sacrifices humains. Les Carthaginois célébraient encore d'autres dieux: ESHMOUN (médecine), MELQART (enrichissement)...

poids portant le symbole de TANIT,
Musée du Louvre, PARIS

Stèle du prêtre portant un enfant au sacrifice,
Musée du Bardo, TUNIS


Tharros, cité punique en Sardaigne, 

une partie de la cité est désormais sous l'eau.








Cedant arma togae!

"Cedant arma togae, concedat laurea lingua!" 
CICERON Des devoirs, I, 22

Que les armes le cèdent à la toge, les lauriers à l'éloquence!


NB. Vous apprécierez la valeur des subjonctifs présents.

 
Statue de Marcus Tullius Cicero (106-43 a.c.) 
devant le Palais de Justice, Rome


proverbes latins illustrés

samedi 25 janvier 2014

Médecine antique

Le club grec de Montaigne Eλληνική prépare la fête des sciences. 
Il a choisi de s'intéresser à la médecine antique (thème général: le corps humain).
A suivre...
Asklépios et son caducée, Epidaure
Soins dentaires...



XII. 1. Les secours de la chirurgie sont indiqués aussi dans certaines affections de la bouche. Les dents deviennent quelquefois vacillantes, soit parce que les racines sont mauvaises, soit parce que les gencives se flétrissent. Dans ce double cas, il faut employer le fer rouge, et le porter légèrement et rapidement sur les gencives. La cautérisation doit être suivie d'onctions avec le miel et l'hydromel; puis, quand la plaie prend un bon aspect, on applique dessus quelque poudre astringente. Mais s'il existe des douleurs dentaires, et qu'on juge à propos d'extraire la dent malade, après avoir éprouvé l'inefficacité des remèdes, il faut d'abord la déchausser, c'est-à-dire l'isoler des gencives, la percuter ensuite jusqu'à ce qu'elle soit bien ébranlée, attendu que l'avulsion d'une dent fortement enracinée peut offrir le plus grand danger, et qu'il en résulte parfois une luxation de la mâchoire. Les conséquences sont encore plus graves au maxillaire supérieur, parce que l'ébranlement peut se communiquer aux yeux et aux tempes. Dès que la dent vacille, on essaye de la saisir avec les doigts, ou, s'il n'y a pas moyen, avec la pince ; si elle est cariée, on remplit d'abord le trou qu'elle présente avec de la charpie ou du plomb convenablement préparé, pour éviter de la briser sous la pression de l'instrument. On aura soin de faire agir la pince perpendiculairement, de peur que les racines en s'inclinant ne déterminent quelque fracture de l'os spongieux dans lequel elles sont implantées. Cet accident est à craindre en effet, et surtout pour les dents courtes, dont les racines sont presque toujours plus longues ; et il arrive souvent que les mors de la pince, ne pouvant embrasser la dent ou n'ayant qu'une prise insuffisante, portent sur le bord gingival et brisent l'alvéole. On reconnaît aussitôt qu'il y a fracture à l'écoulement de sang, qui devient plus considérable. Il faut alors, à l'aide d'un stylet, rechercher l'esquille qui s'est détachée, et l'extraire avec une pince plus petite. En cas d'insuccès, on fait à la gencive une incision convenable pour saisir directement cette portion osseuse. Quand l'extraction n'a pas lieu sur-le-champ, on observe à l'extérieur de la mâchoire une Induration qui ne permet plus d'ouvrir la bouche. Dans ce cas, on applique sur la partie malade des cataplasmes chauds de farine et de figue jusqu'à ce que la suppuration s'établisse, et on lui donne une issue par une incision faite aux gencives. L'abondance du pus dénonce également la fracture de l'os, et c'est encore un cas où il faut extraire l'esquille. (...)  S'il y a des dents ébranlées à la suite d'un coup ou de quelque autre accident, on les maintient au moyen d'un fil d'or que l'on attache aux dents qui tiennent bien. On fait usage ensuite de gargarismes astringents ; et l'on peut prendre entre autres du vin dans lequel on aura fait bouillir de l'écorce de grenade, ou jeté de la noix de galle brûlante. Si, dans l'enfance, il survient une dent nouvelle avant que la première soit tombée, on doit déchausser celle-ci et l'extraire; puis, pour mettre à sa place celle qui pousse, on exercera chaque jour une pression avec le doigt, jusqu'à ce qu'elle ait atteint la grandeur convenable. 

Celse De la médecine, VII 
Celse, 25 avant JC-50 après JC


à écouter: Galien au coeur de l'Histoire

http://www.arretetonchar.fr/galien-au-coeur-de-lhistoire/



lundi 20 janvier 2014

Chantons les déclinaisons...

"rosa rosa rosam rosae rosae rosa,
 rosae rosae rosas rosarum rosis rosis" chantait Jacques Brel...
http://www.youtube.com/watch?v=v6rLLE48RL0


A présent vous pouvez mémoriser les deux premières déclinaisons en chantant (pour les 5èmes) ou les revoir pour les latinistes plus savants...
http://www.arretetonchar.fr/la-chanson-des-declinaisons


La fresque de la tombe du plongeur, Paestum